|
C'est
l'histoire d'un village où l'on cultive la
douceur de vivre. A ses pieds passent les péniches
le long des bords de Seine et les voitures pressées
de rejoindre PARIS.
 |
L'histoire
du village s'inscrit dans la pierre à
laquelle l'architecture doit son étonnante
unité. La vie moderne a aujourd'hui
envahi la vallée mais notre village
a réussi de justesse à n'en
tirer que des avantages.
Le
village abrite des paysans dont l'activité
répond uniquement aux besoins locaux.
Les maisons sont simples, bâties sans
artifice mais par la force des choses, étonnamment
imbriquées les unes dans les autres.
Même si la vie au village est grouillante
et chaleureuse ; des Parisiens font édifier
de somptueuses maisons le long du Boulevard
" des Parisiens ". Ce Boulevard
qui s'appelle désormais boulevard Bourjalliat
présente d'opulentes demeures, avec
de belles façades et des parcs verdoyants
en bordure de Seine.
|
Le
village va reprendre vie autour des années
60 avec l'implantation des centrales EDF.
Attirées
par le charme des lieux, de nouvelles familles arrivent
et s'installent dans les vieilles maisons. Le commerce
renaît, on ouvre deux bars, deux restaurants…
Pour
bien commencer la journée : on se retrouve
le matin pour un café autour du bar de la
place, on se rend visite entre voisins, on se retrouve
le soir dans le cadre d'une activité associative
ou d'une fête. Une vie quotidienne joyeuse
et active.
Aux
sceptiques qui ne voient là qu'un village,
rendez-vous sur les bords de seine !
De
la boulangerie aux salons de coiffure, en passant
par le maçon ou encore les trois restaurants,
les artisans de Porcheville ont vraiment le sens
de l'accueil, la générosité
du sourire. Il y règne ici une véritable
authenticité et une indéniable convivialité.
Découvrir
Porcheville, un exercice simple pour celui qui sait
regarder et écouter
En
quelques années, Porcheville s'est forgée
une image de commune dynamique. L'EDF, le chimique,
l'électronique, les biotechnologies sont
les mots clefs de ce label Ville forte qui permet
à notre cité d'être reconnue
au plan économique.
Cependant,
cette croissance de Porcheville s'est faite dans
le respect des grands équilibres qui participent
à la qualité de vie ; Porcheville
fière de son patrimoine retrouvé peut
à la fois séduire un public exigeant,
tout en répondant aussi aux attentes de l'amateur.
|
Depuis
son ouverture au public la zone de loisirs,
située à proximité de
la vallée aux cailloux, résume
à elle seule la philosophie de ses
créateurs. Abondance des points d'eau,
choix des plantes, variété des
matériaux au sol, structure en bois…
dont l'objectif est de satisfaire vos sens.
Avec
plus de 2 500 habitants, en pleine progression
démographique, membre de la Communauté
d'agglomération de Mantes en Yvelines.
La qualité de vie fait de Porcheville
un village où il fait bon vivre et
travailler, un village dynamique.
|
 |
Urbain,
humain : un village plein de vie
Accompagner
ce début de siècle par un gros effort
en matière d'urbanisme et d'équipements
: pari réussi ! , parcs de stationnement,
pont, rocade et autoroute, développement
de la CAMY...
Mais
rappelons nous de son histoire c'est ce que nous
vous proposons de découvrir au fil des magazines.
Bonne lecture…
(Toutes
les informations ne sont que des recherches personnelles
aucun historien ne s'est penché sur l'histoire
de notre commune, Madame GOMOND)
 |
Située
sur la rive droite de la Seine, près
d'un gué, face à Rangiport, Porcheville
est un site occupé par l'homme dès
l'époque néolithique, comme en
attestent les objets mis au jour. On a retrouvé
entre Porcheville et Rangiport, un gué
qui reliait anciennement les deux rives du fleuve.
Il a été ramené, du fond
de l'eau, en face de Porcheville, une grande
quantité d'outils, d'objets et d'armes
(marteau en corde de cerf, pointes de lances
en bronze) appartenant à diverses époque,
depuis la pierre polie, jusqu'au moyen-âge.
|
La
commune de PORCHEVILLE, appelée autrefois
: PORCHEREUVILLE, PORCHEREVILLE, PORCHERENVILLE,
PORCHEUVILLE, ne porte le nom de PORCHEVILLE que
depuis 1736.
Il
y existait une métairie citée dans
le testament d'un seigneur d'Arthies, de l'an 690,
sous le nom de VILLA PORCARIARUM ; la métairie
des porchers. Ce seigneur laissa la métairie
à l'abbaye de SAINT-DENIS.
Jusqu'au
XIIIème siècle, les comtes de MANTES
et de MEULAN, possédèrent des droits
importants sur la contrée.
En
1200 un Thibaud de PORCHEVILLE est cité comme
témoin dans un acte de donation en faveur
de la Chapelle SAINT GILLES DE MANTES. A cette époque,
la paroisse avait 31 familles.
Les
de PORCHEVILLE possédèrent ce fief
jusque dans la première moitié du
XIIIème siècle. Simon de FLACOURT
et Jean BOUT-du-MONDE leur succédèrent
et vendirent leur part aux Célestins de LIMAY
(1368). Le domaine fur partagé entre le prieuré
de Saint-Martin-la-Garenne et les Célestins
de Limay en 1474.
Bertin
de Silly, seigneur de la Roche GUYON, fait aveu
au roi de tout ce qu'il tient à Porcheville
(1506).
Charles
de Boves, écuyer, était seigneur du
lieu en 1546.
Lorsque
François 1er promulgue l'ordonnance de Villiers-Cotterêts
(1539), il n'existe, sauf rares exceptions, aucun
document tenant une " comptabilité "
des naissances, mariages et décès.
L'ordonnance engage les curés de paroisse
à tenir un registre pour les sépultures
et les baptêmes des nouveaux-nés. Ces
registres, ouverts chaque année, doivent
être rédigés en langue française.
L'ordonnance
de Blois rend obligatoire l'enregistrement des mariages
(1579), celle de Saint-Germain-en-Laye (1667) améliore
les dispositions précédentes en imposant
la tenue des registres en double exemplaire, afin
d'assurer leur dépôt au greffe. Elle
indique également les différentes
précisions que doit comporter chaque acte
: âge, noms, parrain, témoins.
A
la révolution, les registres paroissiaux
sont remis aux officiers d'état-civil dans
les mairies.
Les
séries paroissiales qui débutent en
1637 sont le reflet des mouvements démographiques
à Porcheville.
La
commune de Porcheville a la chance d'avoir conservé
une série d'actes notariés allant
du XVIIème au XXème siècle.
Pourquoi ont-ils été confiés
aux autorités municipales ? Probablement
à titre de preuves pour la postérité.
Ces actes offrent un vivant éclairage des
préoccupations quotidiennes de nos ancêtres.
Acteurs
d'une société rurale, les paysans améliorent
leur avoir (figure 1)
|
(figure
1)
1er
février 1755 Pardevant Marin Aubin substitut
juré commis de Maître Jean Baptiste
froment notaire garde notte garde scel de sa
majesté et commissaire aux prisées
et ventes de meubles des
villes fort et baillage du comté de Meulan
résident à Gargenville soussigné
furent présents Charles Soignards Vigneron
demeurant à Porcheville et Margueritte
Godde sa femme qu'il autorise à l'effet
et validité des présentes d'une
part et Pierre François Lizieux vigneron
demeurant à Gargenville et Margueritte
Hébert sa femme qu'il autorise à
l'effet et validité des présents
d'autre part…. C'est à scavoir que ledit
Soignard et Laditte Madeleine GODDE sa femme
ont par la ditte forme d'eschange ceddé,
quitté et délaissé des
maintenants à toujours, promettent et
s'obligent solidairement l'un pour l'autre vu
d'eux seul et pout le tout sous les dénonciations
requises garantir de tous troubles et autres
empechements generallement quelconques, ausdits
Lizieux et Margueritte Hebert sa femme, à
ce présents acceptants pour eux ou leurs
héritiers ayants causes. C'est à
scavoir un arpent de terre en une piece assis
au terroir de Gargenville lieu-dit la Garenne
tenant d'un costé françois le
Roux d'autre costé Martin… D'un bout
le chemin d'autre bout le sentier. Item douze
perches et demies de terre assis audit terroir
au dessous des fribons d'un costé Jean
Godde d'autre costé à … d'un bout
à … et d'autre bout… item demy quartier
de terre audi terroir et mesme lieu… |
 |
Le
20 décembre 1756, par bail emphytéotique
de 99 années, les Célestins de LIMAY,
qui avaient donné au duc de BOUILLON, les
cens et droits seigneurie de PORCHEVILLE et sur
LIMAY à la condition qu'il paierait pour
eux, 150 livres de rentes à diverses seigneuries,
louèrent au duc, le droit de chasser sur
leur seigneurie de Porcheville et sur Limay.
Si
l'on en croit le chroniqueur mantais de cette époque,
la plaine de Porcheville était très
giboyeuse. Pour mettre fin à la dévastation
du territoire, par ce gibier devenu trop nombreux,
le procureur du roi de la capitainerie de Saint-Germain-En-Laye,
organisa une grande chasse dans la plaine pour la
destruction des lièvres.
En
1774, la comtesse de Montesquieu se rendit adjudicataire
de sept setiers d'avoine dûs par les habitants
de Porcheville par aliénation des domaines
des Jésuites de Paris.
L'église
dédiée à Saint-Séverin
et à Saint-Fiacre dépendait à
la célèbre abbaye de Marmoutiers. Elle
a été entièrement rebâtie
au XIIIè siècle. A l'intérieur
il n'y a qu'une nef. Le chœur est à trois pans.
Le
16 mai 1780, un procès verbal d'arpentage
donne la superficie totale de la paroisse : "
il en résulte des opérations que la
paroisse de Porcheville contient en totalité
à la mesure du lieu de vingt-deux pieds pour
perches et cent perches pour arpents la quantité
de huit cent soixante arpents, soixante sept perches
".
Depuis
le XVème siècle, le terroir de Porcheville
est administré par les Célestins de
Limay. A ce titre, les religieux font rédiger
des registres terriers pour mieux apprécier
leurs possessions : on y trouve l'énumération
des terres qu'ils détiennent à Porcheville
avec la mention des droits et redevances attachés
à chacune d'elles figure 3
A
partir de la création des communes (décrets
du 12 novembre 1789), l'administration municipale
est mise en place. Il devient obligatoire de tenir
un registre des délibérations pour
consigner les décisions du corps municipal
(ce que faisaient déjà la plupart
du temps les syndics, représentants habituels
des communautés rurales sous l'ancien Régime).
Les premières élections municipales
se déroulent avec pompe le samedi 6 février
1790.
63
votants, tous citoyens actifs de Porcheville (payant
l'impôt des trois journées de travail),
âgés de plus de vingt cinq ans procèdent
aux opérations électorales : Charles
Noël Hébert est élu maire, Etienne
Barbu : procureur de la commune, Roch François
et Georges Petit, officiers de la municipalité.
Pierre Lesieur fils de Jean, Michel Normand, Pierre
Lesieur fils de Guillaume, charles Guitel le jeune,
François Hébert et Pierre Petit le
jeune sont désignés comme notables.
suite
|